
Une nuit de pleine lune
La beauté spectaculaire
Du lac montagneux de Takara
MATSUO Basho
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La ville de Tsuru, à l’est de
Yamanashi, se trouve à environ 50 kilomètres de
Kofu, la préfecture du département. Prise en sandwich
entre les villes plus connues de Otsuki au nord-est et de Fujiyoshida
à l’ouest, Tsuru est entourée par les montagnes
et, typique de Yamanashi, regorge de beauté naturelle.
Les monts Mitsutoge et Nijurokuya aux alentours de Tsuru sont
célèbres pour la beauté de leurs fleurs.
L’emblème de la ville est la fleur de prunier, utilisée
pour faire le vin et le jus de prune, deux specialités
de la ville. Il est possible d’acheter ces specialités
lors du festival annuel des productions locales en septembre.
Jusqu’au début du siècle, Tsuru était
célèbre pour sa production de textile koshu. Même
si cette industrie est maintenant en déclin, le festival
annuel des productions locales permet de faire un voyage dans
le passé et d’admirer certains des sublimes tissus
qui ont été fabriqués dans la ville.
Le nom de Tsuru a deux origines. En japonais, tsuru peut s’écrire
avec le signe ñ†, qui signifie la vigne, et qui symbolise
les vignes autrefois abondantes au pied du mont Fuji. Un autre
signe, í§, se lit aussi tsuru, et signifie grue. Les grues,
tres présentes dans la littérature classique japonaise,
sont célèbres pour leur longévité.
Les grues sont d’ailleurs toujours présentes dans
les alentours de Tsuru. Personne ne sait exactement lequel de
ces deux hidéogrammes est à l’origine du nom
de la ville. Le nom de Tsuru fut officiellement choisi en 1954,
lorque la région devint officiellement une ville, et le
nom de la ville s’écrit ìsóØ.
La ville fète donc officiellement son 50ème anniversaire
cette année, mais l’histoire de la région
remonte à des temps bien plus reculés.
Pendant la période Edo, la région
de Tsuru abritait le château du seigneur Akimoto du clan
Yamura. A cette époque, une fête avait lieu tous
les ans en l’honneur des dieux afin que les récoltes
soient abondantes. Les représentants des quatre quartiers
de la ville déambulaient dans les rues en portant des mikoshi
(temples portables), posés sur des sortes de wagons brodés.
Assis sur les wagons, les jeunes de la région jouaient
de la musique afin que la récolte soit bonne. Une autre
fête mettant en scène les temples portatifs et les
wagons était le daimyou gyouretsu ou hassaku, une parade
en l’honneur du seigneur. Bien que les seigneurs n’existent
plus, cette tradition se poursuit toujours à Tsuru et il
est possible d’admirer chaque année lors de la parade
les wagons et temples d’époque. En 1682, Matsuo Basho,
le poète classique célèbre pour ses haiku,
fut obligé de quitter Tokyo à cause d’un incendie
et décida de se loger pour un temps à Tsuru avec
un de ses disciples. Une nuit, le poète fut frappé
par la beauté de l’image de la lune se reflétant
dans le lac de Tsuru, et fut inspiré pour écrire
un poème. Pour célébrer cet évènement,
la ville de Tsuru organise depuis 1992 un concours de haiku qui
rassemble chaque année 3000 participants. Le nom du poète
fut aussi donné à un onsen, ou source d’eau
chaude : Basho-TsukiMachinofu.
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Mais tsuru est loin d’être une
ville qui se repose sur son héritage. En fait, Pour une
ville de taille modeste, Tsuru offre à ses habitants un
nombre impressionnant d’activités enrichissantes.
L’université de Tsuru fut inaugurée en 1960.
Elle était l’une des rares universités qui
offraient aux étudiants la possibilité de compléter
un cursus complet. Aujourd’hui, sur une population totale
de 35000 habitants, 1 personne sur 12 est étudiante à
l’université de Tsuru. Outre le grand nombre de cursus
qu’elle propose, l’université de Tsuru entretient
des échanges avec l’université de Hunan en
Chine et l’université de Californie, offrant ainsi
aux étudiants une chance unique de poursuivre leurs études
à l’étranger. La ville de Tsuru offre elle
aussi à ses citoyens une chance de découvrir d’autres
cultures. En 1979, une mission culturelle en provenance de Hendersonville
(Tenessee) donna un concert dans la salle municipale de Tsuru.
Les musiciens passèrent ensuite la nuit chez des familles
japonaises des environs. Ils furent si bien accueillis qu’ils
décidèrent de retourner à Tsuru deux ans
après. Puis un pacte de jumelage fut officiellement signé
entre les deux villes en 1983, lorsque des représentants
de Tsuru se rendèrent à Hendersonville.
Au fil des années, les liens se sont resserés entre
les deux villes par le biais de différentes activités.
Jusqu’à présent, trois délégations
d’enfants de la ville de Tsuru sont allées à
Hendersonville et sont restées dans des familles. En 1991,
les proviseurs des lycées de Beech à Hendersonville
et de Katsura à Tsuru ont signé un accord d’échange.
Les deux villes ont célébré en 2003 leur
vingtième année d’amitié.
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